Choisir le bien etre

En souvenir du 5 avril 2013. Un poème de Judith Chavanne


Voici le retour lumineux de Judith après une généreuse journée bien-être
que j’ai organisée à Giverny. Merci encore.

Chère Elisabeth,

Ce serait, plus profondément qu’un honneur, une joie, une source de contentement que d’être associée à ton site, à toi. D’ailleurs, je crois que tu nous avais demandé si nous pouvions t’envoyer un témoignage, et c’est aussi dans cet esprit là que j’ai écrit le poème. Il est donc tout naturel que tu le publies.

Je crois que le plus simple, comme il va être publié ailleurs aussi dans un article, comme je te l’ai dit, je crois donc que le plus simple est de le publier avec prénom et nom. A moins que tu ne préfères effacer tout trace trop précise, trop individualisée dans tes témoignages. En ce cas, inscris le prénom.

La grande difficulté, je crois, est d’oser être soi ; soi, différent, différente des autres. C’est ma grande difficulté, partagée sans doute avec beaucoup, inscrite dans une histoire spécifique. La peur se déchaîne, mais je parviendrai bien à la défaire.

Je t’embrasse.

Judith.

Le 26 févr. 2014 à 16:17, Elisabeth Piermé Boï a écrit :

Chère Judith :0)

Merci infiniment pour la douceur de ton message. Qu’as-tu de si précieux à partager que tu retiens en toi, comme le gardien du temple « la vérité » du SOI ? Que cette année, nourrisse notre inspiration à chaque instant, souffle après souffle au service de l’expression lumineuse de notre ETRE unique !

Si tu veux bien j’aimerais publier sur mon site Choisir le Bien ETRE, le joli retour que tu m’offres ci-dessous. Choisis. Je peux conserver ton prénom ou pas. Je t’embrasse et t’envoie un sentiment de paix confiante qui accourt vers toi ;0)

Bien à toi,

Elisabeth.

Le 9 févr. 2014 à 17:33, Judith Chavanne a écrit :

Chère Elisabeth,

Je n’ai répondu qu’indirectement à tes voeux pour cette année déjà bien entamée, en te renvoyant la chaine « Avec douceur » que tu m’avais fait suivre. Je pense pourtant régulièrement à toi et espère, même si je dispose de peu de temps cette année, que nous aurons l’occasion de nous revoir. Je ne fais plus de bars et n’utilise même plus les questions qui sont suggérées ; il faudrait que que je révise, cela me serait sans doute bénéfique. Je me suis lancée dans des séances de respiration consciente dont j’attends qu’elles dénouent les blessures inscrites dans le corps ; il semble que j’aie gagné tout de même en assise depuis quelques mois… Mais le chemin est long pour faire tomber les peurs.

Je t’avais promis un poème écrit à la suite de notre entrevue du 5 avril dernier. Je l’ai légèrement modifié par rapport à son écriture originale. Le premier vers était écrit au féminin : ‘On aurait pu se dire soustraites au temps » ; il est devenu, à la suite de l’insertion du poème dans un article sur l’expérience en poésie, « On aurait pu se dire soustraits au temps ».  Il s’est sans doute produit quelque chose d’important alors pour que je retrouve le chemin de l’écriture. Depuis, en 2013, quelques poèmes sont venus, plus qu’en 2012, mais j’aimerais que la source abonde davantage. J’ai l’impression qu’il faut, là encore, la désobstruer de peurs si enkystées. Si c’était le pari et la réussite de 2014!

Je t’embrasse, chère Elisabeth, et te dis à bientôt.

Judith.

En souvenir du 5 avril 2013. 

On aurait pu se dire soustraits au temps

dans la cuisine à l’abri des intempéries d’avril :

il avait neigé sur les plateaux, il faisait humide,

et la vapeur du thé ajoutait à la brume.

 

On avait dérobé un jour au calendrier

des jours ouvrables et dûment remplis

pour on ne savait quoi au juste

mais ce furent : quelques mots,

comme s’égoutte la pluie depuis les branches,

que l’on confie à la distance

entre les heures, le verre de vin improvisé,

puis, ayant marché par des chemins trempés,

aux chaussures la boue agglutinée.

 

Et aussi l’oiseau, gorge rouge et léger

par intermittences,

plus vif qu’on ne le vit peut-être jamais.

Judith Chavanne.

2 réflexions au sujet de « En souvenir du 5 avril 2013. Un poème de Judith Chavanne »

  1. J’ai eu la chance d’avoir Judith Chavanne comme enseignante. Et depuis quelques mois, je découvre avec délectation quelques uns de ses poèmes (dont celui-ci). Ceux-ci m’ont d’ailleurs permis de remettre des mots sur quelques maux et pour cela, je remercie chaleureusement Mme Chavanne.

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    1. Merci Anthena :0)
      Que nos rencontres nous enrichissent, nous élèvent et nous bercent de Bien Etre ! :0) Quelles facettes de Moi, l’autre reflète t-il ?
      Et si nous accueillions le meilleur du meilleur, ici, maintenant en miroir avec toutes les perles nichées au creux de notre ETRE
      qui se meurent de ne pouvoir briller des milles feux du Bonheur ? Et la Bonne heure c’est MAINTENANT ! Belle et douce journée. EPB

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